Artikel vom 16.05.2008

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Elsass - Allgemeines

Mit Video im Anhang

Adieu Paul Haeberlin!

Riesenandrang an der Abdankungsfeier von Paul Haeberlin am Donnerstag, 15. Mai 2008, in der Kirche Saint Matthieu in Colmar

Von Redaktion



Büste von Paul Haeberlin, angefertigt von Kurt Arentz. Foto (mit ausdrücklicher Genehmigung des Künstlers): z.V.G. Kurt Arentz, Köln © 2008)


Die Welt der Liebhaber der französischen Küche, das Elsass, Illhäusern, die Familie und Freunde sowie das Personal der Auberge de l‘Ill haben am Donnerstag, 15. Mai 2008, in einer bewegenden Feier in der protestantischen Kirche Saint-Matthieu in Colmar, Abschied von einem wunderbaren Menschen genommen: Paul Haeberlin. Zwar haben ihn seine Meriten um die elsässische Küche in der Welt der Gastronomie und der Kunst berühmt gemacht, aber seine herzliche und bescheidene Art stand stets über allen beruflichen Erfolgen und Lobgesängen seiner Küchenkunst! Er war in jeder Beziehung ein Mensch von Herz und Seele! Was zwar in jedem Nekrolog steht, aber bei Paul Haeberlin weit über jede Floskel hinausgeht: Es ist so!

Rund 1000 Personen wohnten der Abdankung in der protestantischen Kirche Saint-Matthieu (Sankt Matthäus) bei - viele säumten draussen die Strasse, weil sie keinen Platz mehr fanden. Ergreifend war die Szene bei der Abfahrt des Trauerkonvois in Illhäusern, als das gesamte Küchenpersonal den Weg zur Ausfahrt säumte und jeder Koch seine Toque vor den vorbeifahrenden Hinterbliebenen zog.

«Monsieur Paul hat das Bankett verlassen und liess sein Opfer von Liebe, Grossmut und Demut zurück.»

Diese drei Eigenschaften wurden denn stets in den Ansprachen seiner Familienmitglieder und Kollegen hervorgehoben: Edouard, einem Enkel, Emile Jung, Dreisterne-Koch von «le corcodile» in Strasbourg und früherer Schüler von Paul Haeberlin, Serge Dubs, dem Kellermeister der Auberge de l‘Ill, von Fernand Mischler vom «Cheval Blanc» in Lembach und von Paul Bocuse.


Die Redaktion von webjournal.ch dankt der Kollegin der elsässischen Tageszeitung «Journal l‘Alsace», Nicole Jaeg-Layer, und der Chefredaktion in Mulhouse, dass wir ihren Bericht der Abdankung hiermit und mit freundlicher, ausdrücklicher Genehmigung wiedergeben dürfen.


Journal l‘Alsace, Mulhouse-Colmar, 16. Mai 2008:

L’adieu à Paul Haeberlin : digne, simple, serein, à l’image du chef

--de Nicole Jaeg-Layer--

Plus d’un millier de personnes ont pris part, hier à Colmar, aux obsèques de Paul Haeberlin, le chef fondateur de l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern.

L’église Saint-Matthieu n’aurait pu être, hier à 14 h 30, que l’endroit où il fallait être, celui où il fallait paraître. On y célébrait le culte d’adieu de Paul Haeberlin, le chef trois fois étoilé de la célébrissime Auberge de l’Ill à Illhaeusern. Certes, les travées du temple étaient garnies de sommités et de notables de tous bords. D’ici et d’ailleurs souvent lointains. Certes, les représentants des pianos les plus côtés de France avaient rejoint les grandes toques alsaciennes. Mais, aussi bien qu’il a su tout au long de sa vie de terrien, dignement et humblement réussi r son ouvrage jusqu’à devenir un orfèvre de la cuisine reconnu par ses pairs, Paul Haeberlin a réussi sa dernière cérémonie. L’âme du chef unanimement louangé par la profession, de l’obscur commis au lumineux patron, a transcendé toute velléité de pompe et de grandiloquence au profit de l’émotion à l’état pur.

Ne restaient alors dans le sanctuaire, nef et chœur occupés jusqu’à la dernière place, que des hommes et des femmes venus saluer l’un de leurs congénères qu’ils savaient plus simple, plus connu, plus brillant, plus discret qu’eux. Ne restait plus sous les voûtes colmariennes qu’une assemblée d’humains recueillis, venus communier à la peine de toute la famille Haeberlin.

Celui qu’on appelait respectueusement Monsieur Paul a quitt&eacu te; le banquet, laissant en offrande sur la table « l’amour, la générosité et l’humilité ». Ces trois qualités qui ont régi l’existence de Paul Haeberlin ont été mises en exergue par Édouard, l’un de ses petits-enfants, par les pasteurs et par le prêtre qui se sont succédé, par Émile Jung, chef du Crocodile à Strasbourg, s’exprimant au nom du Club Prosper Montagné, par Serge Dubs, sommelier de l’Auberge de l’Ill, par Fernand Mischler du Cheval Blanc à Lembach, au nom des Maîtres cuisiniers de France.
Au premier rang de l’assistance, un autre Paul célèbre était venu de Collonges au Mont Dore. Bocuse, l’ami fidèle, le compagnon de toujours. L’Ave Maria de Gounod, merveilleusement interprété par Éric Vivion, des pièces d&rs quo;orgue et des chants accompagnés à la guitare, ont rehaussé l’office présidé par Sylvère Butterlin. La dépouille mortelle de Paul Haeberlin a quitté l’église Saint-Matthieu sous les applaudissements.

Nicole Jaeg-Layer

VOIR La vidéo de l’hommage rendu à Paul Haeberlin par le personnel de l’Auberge de l’Ill par ce lien ci-dessous:

Von Redaktion

Für weitere Informationen klicken Sie hier:

• Viedo von der Wegfahrt zur Abdankung

• Homepage des Skulpteurs Kurt Arentz

• Zum Artikel-Original in «Journal l'Alsace» PDF

• Zum Artikel über Paul Haeberlins Tod mit Archiv-Fotos


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